Posted: Tuesday, 28 November 2006
un moment où le développement économique est de plus en plus inégal au Canada, où la polarisation de la richesse augmente et où il y a un manque constant d’investissement dans le perfectionnement de la main-d’oeuvre, l’étude des « questions d’employabilité » par ce Comité permanent est extrêmement pertinente du point de vue des travailleurs et des travailleuses.
Avec ses 3.2 millions de membres, le Congrès du travail du Canada est la plus grande organisation démocratique et populaire au Canada. Le Congrès du travail du Canada rassemble des syndicats nationaux et internationaux, des fédérations du travail provinciales et territoriales et plus de 120 conseils du travail de district dont les membres travaillent pratiquement dans tous les secteurs de l’économie canadienne, dans tous les genres d’emplois, dans tous les coins du Canada.
Essentiellement, nous avons des racines partout au Canada et nous sommes actifs dans tous les aspects de l’économie et de la vie sociale et politique des Canadiens et Canadiennes. Nous avons un intérêt marqué et une grande expertise dans une vaste gamme de sujets à l’étude par ce Comité. Conséquemment, le Congrès anticipe le plaisir d’avoir des communications régulières avec les représentantes et les représentants du gouvernement pour discuter de questions telles que le manque de compétences, les politiques de formation et d’alphabétisation, les travailleurs migrants temporaires et la reconnaissance des diplômes obtenus à l’étranger.
Étant donné la longueur limitée des soumissions au Comité, ce mémoire visera principalement trois domaines interdépendants. Des recommandations suivront l’analyse de chaque section.
I.La voie actuelle du perfectionnement professionnel au Canada et ses répercussions sur l’emploi et les communautés.
II.Le manque de compétences et les travailleuses et les travailleurs migrants.
III.L’élaboration d’un plan visant à bâtir une main-d’oeuvre inclusive.
Le Congrès du travail du Canada est d’avis que dans le contexte actuel, les questions d’employabilité ne peuvent être séparées du cadre plus vaste du développement économique et du comportement des investissements au Canada durant les dernières années. Au lieu de formuler des politiques visant à coordonner les investissements publics et privés ayant pour but de créer de bons emplois, une main-d’oeuvre bien formée et des industries diverses, le gouvernement fédéral a adopté le programme politique des plus puissants du secteur privé. Ceci a entraîné des pertes d’emplois et des fermetures d’usines, la montée des nouvelles industries basées sur les salaires inférieurs et l’exploitation extrême des ressources naturelles, le manque de compétences dans certains secteurs et un plus grand recours à des travailleuses et des travailleurs migrants temporaires.
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Mémoire au Comité permanent de la Chambre des communes sur les ressources humaines, du développement social et de la conditoin des personnes handicapées